REGLEMENT INTERIEUR DU BUDOKEN IAIDO 83

 

Article 1 : Adhésion Club

 

Pour être membre du Budoken iaido 83. Il faut fournir lors de l'inscription la fiche d'inscription complétée et signée. et fournir une photo récente pour la constitution du dossier administratif. Une deuxième photo peut être demandée pour une demande ou un renouvellement de passeport (valable 8 ans )

 

Tout Iaïdoka, pour être autorisé à pratiquer, devra fournir, chaque année, un certificat médical attestant qu'il est apte à la pratique du Iaido y compris en compétition. Après acquisition du passeport sportif, celui-ci devra être validé chaque saison par tampon du médecin dans la partie prévue à cet effet.

Le club décline toute responsabilité en cas d’accident et/ou de problème de santé lors de la période d’essai (deux séances maximum).

 

La licence de la Fédération Française de Judo et disciplines Associées remplie, signée et sans refus de l'assurance.

 

 

L'accès à la pratique et aux activités proposées par le club n'est autorisé qu'aux personnes membres du club ayant remplis les conditions d'adhésion de l'article 1

 

La cotisation, augmentée du prix de la licence, doit être réglée, à l’inscription, éventuellement après une courte période d’essai (2 séances maximum).

Il est possible de régler en trois fois en remettant à la trésorière trois chèques du montant total de la cotisation, dés l’inscription (voir modalités sur la fiche d’inscription). Ceci afin de réduire la charge administrative et d’éviter les relances.

 

Un pratiquant ne sera admis à participer à un stage organisé par, ou sous l'égide du Club qu'après versement des frais d'inscription.

 

Cotisation non remboursable en cas de cessation de pratique durant la saison.

 

Le Iaïdo impose une étiquette particulièrement détaillée, exigeante : le sabre réel est extrêmement dangereux, et le respect de cette étiquette (au-delà des aspects traditionnels et philosophiques) est aussi un moyen d’appliquer des règles de sécurité élémentaires.

 

Ce règlement formalise les conduites individuelles nécessaires à la bonne marche du club.

 

Un exemplaire est à disposition sur le site, et chaque membre du club se doit d’en prendre connaissance et de l’appliquer et d’en remettre un exemplaire signé lors de l’inscription.

 

Article 2 : Etiquette (reigi)

 

1- Le Dojo.

La pratique commence dès l’entrée dans le dojo, l’attitude sera donc appropriée.

Le Dojo est un lieu empreint de solennité et de gravité où chacun se doit de garder une attitude digne.

Saluez-le à l'entrée comme à la sortie.

 

Les Iaïdokas, en Seïza (3), sont alignés de la droite vers la gauche, du plus gradé, ou SEMPAÏ, au moins gradé, face au Professeur et au Kamiza (4).

Chacun attend et suit les ordres du SEMPAÏ

 

2- Déplacements dans le Dojo.

 

Le pratiquant doit toujours passer derrière ses partenaires, que ceux-ci soient en Seïza ou debout.

Il n'enjambe pas le Sabre ou le matériel d'un partenaire, il les contourne.

 

En cas de retard à l’entraînement l’entrée reste discrète, le pratiquant n’intégrera le cours qu’après autorisation de l’enseignant.

Durant le MOKUSO (5) et le salut, toute entrée ou sortie du dojo est suspendue.

 

3- Tenue vestimentaire.

 

Seuls les débutants sont autorisés à porter un survêtement; il leur est cependant recommandé de se procurer rapidement le Hakama, le Obi et le Keikogi traditionnels (6), de toute façon indispensables à la pratique au bout de quelques semaines.

 

Les vêtements doivent être propres, non froissés et en bon état pour ne pas gêner la pratique.

 

4- Maintien des pratiquants dans le dojo.

 

Il est conseillé aux pratiquants d’avoir une attitude digne et respectueuse vis à vis des autres et de l’environnement immédiat.

 

Les sabres seront déposés à plat sur le sol, les étuis ne gêneront ni le déplacement ni l’ouverture des portes. A chaque dépose ou reprise du sabre, il convient de poser un genou au sol.

 

Les cheveux longs doivent être noués. Les ongles des mains et des pieds doivent être coupés suffisamment courts pour ne blesser personne. Les bijoux, montres,…. seront ôtés.

 

5- Respect dû aux autres pratiquants.

 

A chaque exercice en couple, les pratiquants se saluent avant et après. On ne touche pas au matériel des autres pratiquants sans autorisation.

 

Lors d’une question ou d’un problème quelconque, le pratiquant avertira le professeur en levant la main.

Devant la complexité de l’étiquette, il est souhaitable que chacun augmente son savoir du Reigi, en se référant aux écrits existants comme l’extrait au manuel du BKA (British Kendo Association). (*)

 

Article 3 : Matériel

 

1- Prêts.

Tout Iaïdoka doit rapidement faire l'acquisition d'un Boken (7) avec Saya (8), ainsi que d'un Iaïto (9) au plus tard, au cours de la 1ere saison et avec l’accord de l’enseignant. Selon les possibilités du Club, ce type de matériel pourra être prêté à titre personnel. Il est interdit d’emporter le matériel club sans autorisation. L’emprunt sera possible sous le contrôle du responsable qui notera le nom, le descriptif, les dates d’entrée et de sortie du matériel, et en vérifiera l’état lors de la restitution.

 

Le pratiquant doit maintenir son matériel en bon état, qu’il soit personnel ou prêté par le club pour des raisons évidentes de sécurité.

 

Pour les achats, les pratiquants pourront demander conseil auprès des plus gradés.

 

2- Respect du Sabre.

 

L’état du matériel doit être vérifié fréquemment et notamment le Iaïto en ce qui concerne la Tsuka (10), la Saya, le Mekugi (11) et le jeu de la Tsuba (12).

 

Outre ce contrôle, il est également recommandé d’huiler la lame de temps en temps, afin de faciliter le glissement de celle-ci dans le Saya (**).

 

Pour des raisons évidentes de sécurité, l’usage d’un sabre tranchant, ne peut se faire qu’avec l’autorisation expresse du professeur.Celui-ci, étant juridiquement responsable, ainsi que le président, exigera une décharge de la part du pratiquant.

Rappelons toutefois que les Senseï (13) japonais, ne recommandent pas l’usage de sabres tranchants avant le 3eme ou 4eme dan !

 

 Article 4 : Vie interne du Club.

 

1- Participation.

 

En adhérant au Club, tout membre passe un contrat moral tacite avec celui-ci, par lequel il s'engage à une participation aussi importante que possible, en temps et en sueur.

Il sera demandé aux adhérents de temps à autre de participer à des démonstrations. Il est souhaitable que tout le monde y collabore spontanément.

 

2- Entraînement

Le Professeur est un bénévole, et chaque pratiquant, pour respecter l’esprit du BUDO (14), doit pourvoir de lui-même, en cas d'indisponibilité du Professeur, à une vigueur dans l’exercice, susceptible de provoquer la sueur attendue.

 

Dans ce cas, et si chaque "ancien", à tour de rôle, doit faire en sorte que le débutant ne soit pas livré à lui-même, en l’aidant à corriger ses défauts, le débutant, lui, ne doit pas hésiter à réclamer auprès des anciens tout éclaircissement qu'il jugerait nécessaire.

 

3– Comportement

 

L’harmonie la plus totale est de rigueur dans un Dojo...

 

Dans le cas où la conduite d’un pratiquant porterait atteinte à l’harmonie du groupe, les membres du bureau peuvent être amenés à « recadrer » ledit pratiquant, voire à l’exclure du club s’il persistait dans son comportement.

 

Une expulsion ne fera en aucun cas objet de remboursement de cotisation ou de licence.

Le club décline toute responsabilité en cas de perte ou de vol de quelque nature que ce soit.

 

Article 5 : Responsabilités

 

1- Pratiquant mineur

L’acheminement des mineurs (y compris par un tiers) aux lieux d’entraînements, cours et stages ou de toutes manifestations ou réunions extra sportives ou autres, auxquelles le club participe, est de la responsabilité directe et exclusive des parents, à l’aller comme au retour.

 

Les parents doivent s’assurer de la présence de l’enseignant ou de l’encadrant avant de laisser leur enfant sur les lieux d’entraînement, de manifestation ou de réunion auxquelles le club participe. Les parents doivent être à l’heure pour les reprendre en fin d’activité.

 

Durant la pratique à l’intérieur du club et lors des stages extérieurs, les pratiquants mineurs sont pris en charge par le club.

 

Au cours des déplacements lors des stages les pratiquants mineurs pourront également être pris en charge par le club, à titre ponctuel et exceptionnel contre signature d’une décharge.

 

Dans le cadre de la prise en charge des pratiquants mineurs par le club, ils seront soumis à l’autorité des professeurs présents ou des personnes adultes ayant reçu délégations pour exercer cette autorité.Ces personnes doivent prendre la mesure de cette responsabilité.

 

La liste des règles énumérées ci-dessus n’est pas exhaustive.

Les autres règles et usages non écrits, relatifs à la pratique et à la vie du dojo sont transmis par les professeurs et les pratiquants les plus anciens.Toutefois chacun doit quel que soit son niveau :

 

- s’efforcer d’être un modèle pour le pratiquant moins avancé que lui dans la pratique.

- représenter le club à l’extérieur (stages, démonstrations…) par une attitude irréprochable aussi bien dans son comportement que dans sa tenue.

 

 

Je soussigné(e)

…………………………………………………………………………, responsable légal de ………………………………………………………………………

adhérent(e) du BUDOKEN IAIDO 83 de Toulon, déclare avoir lu et accepter sans réserve les principes édictés ci-dessus : responsabilités et règlement intérieur du dojo.

 

 

Le………………………………………………… à ……………………………………………………

 

 

Signature de l’adhérent                                       Signature du représentant légal de l’adhérent mineur

 

 

 

 

 

 

 

(*) « Lorsque l’on débute on apprends beaucoup grace aux enseignants et aux anciens. Sans eux on ne pourait jamais progresser. Les anciens s’appellent en japonais « Sempaï » et les nouveaux « Kohaï ». On accorde beaucoup d’importance à cette relation Sempaï-Kohaï au Japon, non seulement dans les arts martiaux, mais aussi dans la vie. C’est une relation de respect envers les gens plus agés ou ceux qui ont plus d’experience et de connaissances. C’est pourquoi même des pratiquants prestigieux gardent toujours avec autant de modestie le respect envers tous les maitres et les sempaï qui les ont guidés. »

 

Kenichi YOSHIMURA

Souvenez-vous :

 

Demander est un instant d'humilité, ne rien demander est une vie d'humiliation.

 

(**) Plus tard dans la pratique, le Katana remplacera le Iaïto et l’onction de la lame deviendra alors indispensable très régulièrement. Le Sabre doit être l'objet d'un respect très profond, le Samouraï considérait son sabre comme partie intégrante de son âme, comme une part de lui-même.

 

(1) sempaï Dans la culture japonaise, le senpaï (ou sempaï) est l'élève avancé et le kōhaï le jeune élève. Le senpaï a un rôle de tuteur auprès du (des) kōhaï et a un rôle de relais de l'enseignement du senseï, le professeur;

 

En retour, le kōhaï doit le respect au senpaï. Deux élèves de même ancienneté, quant à eux, sont mutuellement dohaï.

 

(2) dojo : lieu où l’on étudie la voie (le do), où l’on étudie les arts martiaux

(3) seïza : position à genoux

(4) kamiza : espace du kami- l’esprit du Dojo

(5) mokuso : moment de méditation

(6) Hakama : jupe-culotte / obi : ceinture/ keikogi : veste

(7) boken : sabre en bois

(8) saya : fourreau, en bois ou en plastique

(9) iaito : sabre non tranchant

(10) tsuka : poignée du sabre

(11) mekugi : petite pièce de bambou maintenant la lame dans la tsuka

(12) tsuba : garde du sabre

(13) senseï : enseignant

(14) le budo : littéralement « la voie du guerrier »