IAIDO 居合道

Le iaido est un art martial japonais imprégné de sagesse et de philosophie, destiné à maintenir la santé physique et mental des pratiquants.

 

Il développe l'estime de soi et le respect des autres, canalise l'énergie et favorise la concentration. C'est une discipline idéale pour les sportifs désireux de développer la souplesse, le sang froid et la disponibilité à travers la pratique des arts martiaux.

 

   -  Vitesse agilité

   -  Forme physique autodiscipline et attitude positive

   -  Précision - Timing

   -  Confiance en soi

   -  Self contrôle et bien être

   -  Esprit de camaraderie, paix intérieure

   -  Harmonie de l'esprit et du corps

 

La méthode d'apprentissage du iaido consiste à acquérir progressivement les techniques de base, pour maîtriser d'une part le maniement du sabre et d'autres part les différentes séries de katas.

 

En s'exerçant longuement et régulièrement, seul et collectivement, le pratiquant améliorera notamment le sens de l'équilibre, la coordination de ses gestes, son endurance, et la concentration.


basé sur un ensemble de techniques d'escrime au katana, le sabre qu'utilisaient les samourais.

 

La pratique du iaido est une pratique codifiées ( Kata ) représentant des situations de combat contre un ou plusieurs adversaires imaginaires.

 

La pratique des katas de iaido s'impose comme un art de développement de soi,l'adversaire virtuel nous aidant a relever, comme s'il était notre miroir, défauts et imperfections pour ensuite les corriger au fil du temps.

 

 Le iaido se consacre à la recherche du geste pur et l'éveil spirituel. Le iaido développe aussi le sens de l'observation, de l'écoute, de la rigueur.

La pratique des katas répétitive permet de développer et d'améliorer la vigilance, la concentration, le contrôle de soi au travers d'un exercice physique adaptable à tous. Le iaido permet le travail de la respiration, de l'assouplissement des articulations et musculaires.

 

Le iaido se pratique au sein de la Fédération Française de Judo et disciplines associées ( FFJDA) et du Comité National de Kendo (CNK).

 

Le seite iaido est regroupé de douze katas qui reprennent des techniques de différentes écoles de iaido ( Ko-Ryu) afin de permettre au pratiquant d'acquerir les bases nécessaire au maniement du sabre, il est également la base demandée lors de passages de grade et compétition.

 

Les Ko-Ryu le plus représenté et Muso Shinden Ryu mais il en existe bien d'autres.

Le style Muso Shinden Ryu c'est le plus répandu au Japon. Sa généalogie le fait remonter à Hayashizaki Jinsuké Shigenobu (1549-1622), le principe de l'enseignement est à trois degrés. 

 

Shoden enseignement 1er degrés contient toutes les bases ( kihon), sur 12 formes dont une seule debout, les autre à genoux.

 

Chuden enseignement 2e degrés, contient dix nouvelles techniques, plus récentes, exécutées en tate hiza

 

Okuden enseignement de fond ou secret 3e degrés plus complexe avec de nombreuses séries parfois travaillées à deux ( 8 séries assises et 13 debout).

 

Description des 12 kata Sete-iai :

 

MAE

USHIRO

UKE NAGASHI

TSUKA ATE

KESA GIRI

MOROTE STUKI

SANPO GIRI

GAN MEN ATE

SOE TE STUKI

SHIHO GIRI

SOH GIRI

NUKI UCHI

 

Description kata  Muso Shinden Ryu 

1er degré  :  Shoden                      2e degré : Chuden           

 

SHO-ATO                                      YOKOGUMO

SATO                                            TORA-ISSOKU

UTO                                               INAZUMA

ATARITO                                        UKIGUMO

INYO SHINTAI                                YAMASHITA

RYUTO                                          IWANAMI                            

JUNTO                                           UROKOGAESHI

GYAKUTO                                     NAMIGAESHI

SEICHUTO                                     TAKIOTOSHI

KO RANTO                                     NUKI-UCHI

SAKATE INYO SHINTAI

BATTO

 

3e degré : en position Seiza              position debout Tachi Waza

 

KASUMI                                          YUKIZURE

SUNEGAKOI                                    TSUREDACHI REN TATSU

SHIHOGIRI                                       SOMAGURI

TOZUME                                          SODOME

TOWAKI                                           SHINOBU

TANASHITA                                      YUKICHIGAI

RYOZUME                                        SODESURI GAESHI

TORABASHIRI                                   MON IRI

                                                        KABEZOI

                                                        UKENAGASHI

                                                        ITOMAGOI JO

                                                        ITOMAGOI CHU

                                                        ITOMAGOI GE

Points importants dans la Pratique

J' insiste pour que, dans le cadre du respect de l’étiquette mais aussi dans le respect d’un comportement juste, les déplacements sur l’aire d’entraînement se fassent le sabre placé à la hanche gauche et si nécessaire placer un genou à terre pour poser le sabre sur le sol. Il est aussi important d'éviter lors des explications des techniques, d'avoir les bras croisés et d'être en appuis sur une seul jambe, le poids du corps doit toujours réparti sur les deux pieds afin de toujours être disponible.
En seiza pour exécuter Mokuso (méditation), le menton est un peu rentré afin de maintenir, sans raideur, la nuque dans l’axe du corps. Les mains se joignent à hauteur du nombril, posées sur le dessus des cuisses, main gauche dans main droite, les pouces s’effleurant, parfaitement rectilignes, avec une respiration 2/3 en inspirant, 1/3 en expirant.
Le travail doit être axée sur les Kihon. Par exemple, comment exécuter correctement Jogeburi, comment réaliser une rotation en gardant le corps bien droit, coordonner la montée du sabre dans la rotation, placer le regard qui amorce la rotation…Se rappeler que chaque coupe est unique et qu’elle doit être réalisée avec justesse, précision et sincérité.
j' observe qu’un grand nombre de pratiquants mettent trop de force physique dans les coupes et qu’ils n’utilisent pas assez le poids du sabre. je conseille par ailleurs de ne pas armer trop haut ou trop en arrière mais simplement en plaçant la main droite au milieu du crâne et la main gauche légèrement devant le front.Si les mains sont bien placées sur la Tsuka, le sabre se trouve à 45 ° au-dessus de la tête, Tsuka Gashira en direction de l’adversaire.La descente du sabre est alors possible sans effort en utilisant son poids et en tirant avec les biceps/triceps, d’où le terme Kirioroshi, couper en tirant.Surtout, ne pas couper les épaules contractées ce qui annihilerait l’efficacité du geste dans une posture inadéquate d’un point de vue esthétique (tête entrant dans les épaules) d’une part et source de blessures à force de répétition d’autre part.
Pour ressentir la coupe du Kirioroshi, il ne suffit pas de descendre les coudes uniquement. Il faut y associer le Kirite, le mouvement des poignets et la pression des doigts sur la Tsuka.C’est les auriculaires, annulaires et majeurs qui entrent en action depuis la position initiale du sabre au-dessus de la tête. Cette coupe s’exerce vers l’avant et le bas en une sorte de coupe pénétrante et dévastatrice.
D’une manière générale et afin de se préserver d’une contre-attaque, toutes les coupes en avançant, en reculant ou bien en se déplaçant sur les côtés sont précédées de l’armer du sabre, sur place. Ajuster la distance avec le pied avant, commencer Kirioroshi sur celui-ci puis terminer la coupe avec le pied arrière. Pour résumer, début de la coupe sur pied avant, fin de la coupe sur pied arrière. Le Fumikomi fait donc partie du déplacement.
On trouve bien dans un schéma du type Ki Taï Ken, où le fait d’armer le sabre est accumulateur d’énergie, le déplacement du corps assure la stabilité et l’ajustement de la distance vers l’adversaire. Le sabre devient alors vivant une fois que ces éléments sont réunis en un geste ample, puissant et fluide. Ne jamais avancer en armant, ce qui vous exposerait dangereusement à une contre-attaque.
De nombreux exercices éducatifs ont été proposés en vue d’améliorer la coordination et le déplacement du corps dans l’espace tout en exécutant souplement la coupe, sans force inutile, le sifflement de la lame n’étant pas essentiel. Par exemple, rotation tout azimut en conservant le buste bien droit et dans l’axe de la colonne vertébrale, talons légèrement relevés afin de faciliter l’orientation des appuis, réalisation Ukenagashi sur chaque rotation.Synchronisation des mains qui montent pour armer mais aussi pour se protéger, contrôler voire dévier le sabre adverse, placement des hanches dans la coupe, tout cela en parfaite harmonie, le regard bien placé sur la cible à atteindre.
Deux Kata : Mae et Moroté Tsuki.
A propos de Torei, le salut au sabre, s’assurer que le Sageo ne dépasse pas la longueur totale du fourreau une fois posé a sol. Pour saluer, incliner le buste, les mains se placent naturellement devant soi en faisant glisser l’extrémité des doigts vers le sabre pour former ensuite un triangle. L’inclinaison du buste et le regard vers le sabre doivent être exécutés harmonieusement en expirant légèrement.
Mae :
Tout d’abord, le placement du regard, Metsuke.
Le regard se pose dans un premier temps au loin comme si l’on appréciait les contours d’une montagne à l’horizon, Enzan no metsuke. Lorsque votre adversaire manifeste son intention d’attaquer, il est nécessaire de montrer que vous l’avez matérialisé en plaçant le regard sur lui.
Le tiré du sabre, après avoir saisi délicatement celui-ci, s’effectue proportionnellement avec la montée de vos hanches ce qui renforce considérablement le sentiment de pression, de menace sur l’adversaire, Seme avec le regard et tout le corps qui progresse vers l’avant soutenu par la menace de la Tsuka Gashira. A ce moment, il est toujours possible de retenir son geste si l’adversaire renonce à poursuivre les velléités.
C’est la raison pour laquelle le Iaïdo n’est pas une discipline pour tuer mais bien pour préserver la vie car vous, acteur du scénario, avez toute liberté de décider et de retenir avec discernement votre action.
Si toutefois, l’action devait se poursuivre, réaliser le Nukitsuke(coupe horizontale) à hauteur de la tempe droite jusqu’à la tempe gauche de l’adversaire en observant, d’un point de vue technique, Kissaki un peu plus bas que la Tsuba qui elle se situe légèrement en dessous de l’épaule droite. Bien veiller à ne pas trop ouvrir la hanche gauche en réalisant Sayabiki.
Nukitsuke et Sayabiki, deux techniques que tout oppose s’harmonisent cependant en un seul geste puissant, dénué de force physique. Il est très difficile de couper avec simplement le bras droit. Pour renforcer la coupe, nécessité d’utiliser les muscles du dos en rapprochant les omoplates et sans monter les épaules.
En même temps que vous effectuez le Seme à l’aide de vos hanches, ramené la Saya avec main gauche devant le nombril en y associant la menace du Kissaki. La pointe progresse rapidement vers le haut en passant devant le visage et à hauteur de l’oreille gauche puis, sans hésiter, couper verticalement votre adversaire. Soyez précis en exécutant Kirioroshi, l’idée qu’une coupe bien réalisée ne laisse pas de trace. On peut alors l’accompagner dans l’au-delà avec toute la compassion dont est capable un être humain envers son semblable.
Le Monouchi doit demeurer rigoureusement parallèle au sol.
Placer le regard juste au-dessus de lui, à trois mètres.
L’acte d’ôter le sang de la lame, O Chiburi, doit être réalisé avec la sensation de couper diagonalement d’un geste ample, en gardant à l’esprit qu’il ne s’agit pas de « souiller » l’adversaire mais de secouer la lame latéralement, respectueusement. Ce geste s’accompagne de la montée des hanches dans un mouvement vif et coordonné.
Dans cette attitude, la pointe de la lame se situe légèrement sous le genou avant, le buste parfaitement droit, les mains placées sur un même plan horizontal, l’une contrôlant le Saya et l’autre contrôlant le sabre en direction de l’adversaire.
Après avoir réaliser le changement de pied, exécuter Noto puis s’agenouiller après avoir rengainé 2/3 de la lame. JJS parle du fourreau qui accueille le sabre. Il est possible de réaliser le Noto à condition d’amener Habaki et Koïguchi au centre, face au nombril.
Se redresser, regard dirigé progressivement vers l’horizon en reculant de trois pas à partir du pied gauche.
Se rappeler qu’un Kata est une succession de mouvements techniques composé de temps forts et rapides telles que les coupes, les rotations mais aussi de temps faibles tels que Zanshin. La combinaison juste de tous ces éléments avec le bon timing forme une chorégraphie harmonieuse et agréable à regarder. Ils est aussi très important de réaliser les kihons et les katas en poussant le ventre en avant ce qui provoque  une légère rétroversion du bassin ( gainage ) qui permet aussi une contraction des abdominaux sans jamais relaché cette position du bassin  et en ayant une respiration juste.
Morote Tsuki (piquer à deux mains) :
La difficulté principale réside dans notre capacité à imaginer trois adversaires situés à la fois devant et derrière soi sur une même ligne d’attaque.
Lorsque vous progressez vers l’avant, il est important de montrer Kiguraï, l’attitude, le comportement qui tient plus de la connaissance que vous avez de la manipulation du sabre qu’une arrogance issue d’un excès de confiance en soi.Le Metsuke est placé correctement devant vous mais en même temps vous devez être capable de simuler le pressentiment d’une menace possible provenant de l’arrière. Tout est question de timing dans votre déplacement. Ne vous engagez pas de manière trop volontariste au-devant du premier adversaire au risque de donner l’illusion qu’il n’y a pas de danger sur l’arrière. Au contraire, progressez dans un rythme mesuré allant crescendo jusqu’à libérer l’attaque sur l’adversaire situé devant vous. Pour contrôler ce timing, évitez de trop grands pas.
Le temps que l’on met à engager l’attaque suivante suggère que la distance entre vous et l’adversaire est relativement faible.
Autrement dit, après avoir coupé depuis la tempe droite jusqu’au menton du premier adversaire, sans se relâcher et aussitôt, porter le coup d’estoc à deux mains au point Seigetsu sans croiser les pieds, il ne faut pas ramener le sabre vers soi lors de la saisie à deux mains sinon la menace n’est plus effective. Il faut maintenir Seme à la gorge et enchaîner rapidement Tsuki. Tsuki est renforcé en ramenant le pied arrière légèrement, Fumikomi.
Votre pointe est engagée dans le corps de votre adversaire, la sortie s’effectue avec l’avancé de la hanche droite, naturellement sur le pivot.Il n’est donc pas nécessaire de tirer le sabre avec les bras. C’est le regard vers l’arrière qui, dans l’axe du corps, amorce le mouvement. La surface des appuis (Yusen) est minime dans la rotation car il est nécessaire de pivoter les hanches rapidement pour faire face au second adversaire. Aussi, est-il important de redresser légèrement les talons, le pivot s’en trouvera grandement facilité.
La pointe sortant du corps, Nukinagara, celle-ci dessine une trajectoire diagonale vers le haut en effectuant Ukénagashi, la main gauche est un peu plus haute que main droite dans ce cas précis, Kissaki progresse rapidement vers le haut sans s’arrêter. Couper le deuxième adversaire en avançant. La fin de la coupe est réalisée sur le Fumikomi du pied gauche.
Après avoir localisé le troisième ennemi, exécuter Fumikae, le pivot, et couper celui-ci.
A noter que le sabre évolue dans ce pivot d’une manière différente que précédemment en une technique Nukiage, étant donné que la pointe se trouve dégagée. La pointe montera donc un peu plus vite en passant par Ukenagashi.
Réaliser vigoureusement Yokochiburi avec amplitude, les hanches sont de face. Exécuter Noto, regard toujours placé un peu au-delà des adversaires étendus au sol.
 
 
Le travail de la respiration devient essentiel dans toute pratique de Budo mais depuis quelques temps, on en parle de manière plus appuyée dans le cadre des stages nationaux. Il est intéressant de se rendre compte qu'une respiration adaptée aura des conséquences sur le rythme des katas mais aussi interviendra dans la qualité d'une coupe au sabre.

Il s'agit de couper non pas avec les épaules mais avec le ventre. La tendance générale serait d'inspirer dans la montée du sabre et d'expirer sur la descente, à l'issue de la coupe.

Bien souvent, les épaules montent par l'action vers le haut du diaphragme(les poumons se remplissent d'air) et, vue de l'extérieur, l'impression est donnée d'une tête qui s'enfonce dans les épaules.

L'idéal serait de maintenir les épaules basses lorsqu'on arme le sabre au-dessus de la tête et des les garder comme cela à l'issue de la coupe. Considérant que armer c'est déjà couper,  il suffit simplement d'inverser la respiration en expirant sur l'armer et le couper, l'inspiration, brève, se réalisant peu avant la levée des bras.

L'intérêt de cela: concentration de la force dans le bas-ventre se traduisant par la décontraction des épaules et des mains sur la poignée du sabre, garantissant une plus grande fluidité de mouvement, une possibilité de coupes successives et un meilleur équilibre du corps dans les déplacements.

Un jour, la question a été posée à un sensei japonais sur sa manière d'envisager le travail de la respiration dans sa pratique du Iaïdo. Celui-ci a répondu en faisant travailler les katas en une longue expiration ventrale et sonore afin de s'assurer que tous les pratiquants présents exerçaient correctement. Certains suffoquèrent, d'autres reprenaient plusieurs fois leur respiration, les plus endurcis devenant rouge écarlate d'avoir craché trop d'air à la fois ou travaillant trop durement. Le sensei s'amusant de ce qu'il voyait a su montrer à son tour une parfaite cohésion "respiration/mouvement" sans présenter aucune fatigue apparente.

Tout cela pour dire qu'une respiration contrôlée, mesurée dans l'exercice, permettra une plus grande aisance des mouvements, une plus grande  disponibilité du corps dans les déplacements, un parfait équilibre et l'assurance d'une coupe efficace. A méditer et à tenter de mettre en œuvre.